Après avoir dévasté Boeny, Betsiboka, Melaky, Sofia et sillonné Analamanga, le week-end, le cyclone tropical Fytia, a laissé derrière lui un lourd bilan humain et matériel, avant de sortir en mer vers 6 heures du matin hier, au Sud de Brickaville.
Selon le rapport officiel publié par le Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC), arrêté hier à 5 h, Fytia a causé la mort de trois personnes, fait un disparu et cinq blessés, tout en n’épargnant des dizaines de milliers de ménages.
Le bilan est lourd. Au total, 28.368 personnes sinistrées sont recensées dans cinq régions fortement touchées par Fytia dont Analamanga, Boeny, Betsiboka, Melaky et Sofia. Les intempéries ont provoqué d’importantes inondations, notamment dans les zones urbaines et périurbaines, contraignant 8.484 personnes à quitter leurs habitations, pour être hébergées dans des sites temporaires.
Le bilan matériel est tout aussi considérable. 6.139 maisons ont été inondées, 104 habitations entièrement détruites et 813 partiellement endommagées. Plus de 8.000 ménages n’ont pas encore pu regagner leurs domiciles après la décrue. Face à l’urgence, près de 200 centres d’hébergement ont été ouverts, principalement dans des établissements scolaires et des infrastructures publiques.
Au chevet des sinistrés de Mahajanga
Face à l’ampleur des dégâts, les autorités ont intensifié les actions de solidarité et de riposte. A Mahajanga, l’une des zones durement frappées par le cyclone, le président de la Refondation de la République de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, accompagné de son épouse, s’est rendu sur place pour témoigner de la solidarité nationale envers les populations sinistrées. Cette visite présidentielle vise à apporter soutien moral et encouragement aux familles affectées, dont beaucoup ont vu leurs biens gravement endommagés par les intempéries.
Parallèlement, dès l’alerte cyclonique, les autorités ont multiplié les actions de coordination. Des réunions de haut niveau ont été organisées sous l’égide du Gouvernement, en collaboration avec les Conseillers spéciaux à la Présidence, les autorités locales et les forces de sécurité.
Sur le terrain, le BNGRC a rapidement mobilisé les moyens humains et matériels disponibles, notamment des motopompes, des embarcations et des véhicules de secours, tout en assurant l’acheminement continu de vivres et d’équipements.
Des descentes techniques ont également été effectuées dans les zones les plus à risque, notamment aux alentours de la digue de Tongoloina, placée sous surveillance renforcée. Les autorités appellent les populations riveraines à maintenir une vigilance maximale face aux risques persistants d’inondation.
Fahranarison




