Quelques jours avant sa clôture, la troisième édition de l’exposition Antson’ny Tontolo Miaina, actuellement à l’affiche dans la Zone Zital Ankorondrano, dresse un bilan plus que positif.
Curatée par Ihoby Rabarijohn, cette édition placée sous le thème «Dendrophile», qui signifie amoureux des arbres, a su créer un véritable espace de rencontre entre les œuvres et les visiteurs. Depuis son ouverture le 17 janvier, l’exposition a accueilli près de 700 visiteurs, majoritairement des jeunes, un public décrit comme «très réceptif» par la curatrice.
Mais au-delà des chiffres, c’est surtout la qualité des échanges qui marque cette édition. Chaque visite devient une expérience singulière, presque intime. «Ce qui est impressionnant, c’est que chaque visiteur a sa propre perception des œuvres», a souligné Ihoby Rabarijohn. Si les artistes portent un message précis, le public, lui, exprime ses émotions, raconte ses souvenirs, partage ses questionnements. Un dialogue silencieux mais profond s’installe, donnant à chaque œuvre une lecture multiple.
Pensée comme un parcours sensoriel, l’exposition sollicite tous les sens. Les œuvres visuelles dialoguent avec des sons évoquant entre autres le bruissement des feuilles, le souffle du vent ou encore le rythme discret de la nature. Certaines créations invitent même à la participation directe, comme «La sève des mots» de Sham Archi, où les visiteurs peuvent y laisser une trace écrite de leur ressenti.
Réunissant une dizaine d’artistes, Antson’ny Tontolo Miaina ne s’est pas limitée à une simple exposition. Workshops, performance musicale avec Anjara, Vatsiahy, Solofo et Zazah, ainsi que des débats ont enrichi cette expérience collective, transformant l’événement en un véritable lieu de partage et de réflexion.
Holy Danielle




