Des jours meilleurs

Après le passage du cyclone tropical Fytia qui a traversé le pays d’Ouest en Est, l’heure est maintenant de panser les blessures avant qu’un autre n’arrive. Malheureusement, cela est fort possible car on se trouve en pleine période cyclonique et certains cyclones ro­dent déjà non loin des Mascareignes.

Certes, le bilan est lourd, notamment pour les cinq régions qui ont été principalement touchées. Toute­fois, la chance qu’on a, si on peut appeler cela de la chance, des jours ou des heures à l’avance, on savait quand le cyclone allait passer. Autrement dit, on avait tout au moins, le temps de s’y préparer.
En effet, au préalable, on peut prendre des dispositions qui permettent, autant que faire se peut, de minimiser les dégâts. Entre autres, on peut faire évacuer les constructions qui présentent déjà une certaine insécurité ainsi que les zones basses qui risquent d’être submergées en cas de montée des eaux.

Toutes ces anticipations (mise en place au préalable de centres d’hébergement, assurer l’acheminement continu de vivres et d’équipements, …), si elles sont prises sérieusement, peu­vent apporter plus de sécurité aux populations qui vivent dans les régions fréquemment exposées aux cyclones tropicaux.
A plus long terme, la construction de bâtiments anticycloniques (notamment les maisons d’habitation ainsi que les centres d’hébergement des sinistrés) serait un grand pas effectué pour faire face à ce type de cataclysme naturel. Le cas échéant, les cyclones ne seraient plus qu’un mauvais moment à passer.
Il y a d’autres cataclysmes naturels face auxquels l’homme est presque complètement désarmé. Ce sont les populations qui vivent dans les pays exposés fréquemment aux tremblements de terre de haute magnitude qui en sont les victimes. Et de nombreux pays sont concernés.

Généralement, ces phénomènes sont imprévisibles et les dégâts qu’ils causent sont tout autant importants comparés à ceux pouvant être attribués aux cyclones tropicaux, sinon plus. Et le comble de tout, les séismes ne durent qu’un laps de temps très réduit pour faire d’énormes dégâts.
Par contre, au contraire des cyclones tropicaux, les tremblements de terre n’ont pas un caractère cyclique. Il se peut que beaucoup de temps se passe entre deux séismes dans un même endroit. Et ils ne sont pas toujours ravageurs.
Bien évidemment, tout est relatif dans la vie. Le choix serait difficile à faire entre un séisme et un cyclone tropical si on avait à le faire. De toutes les façons, on n’y peut rien et il faut vivre avec. La meilleure chose à faire et de se mettre toujours en tête que demain se lèvera l’aube des jours meilleurs

Ranaivo Lala Honoré

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