« Ny diarin’i Anne Frank »: pour la promotion de la langue malgache

Comme prévu, la version malgache du « Journal d’Anne Frank », intitulée « Ny diarin’i Anne Frank », a été officiellement présentée hier à la Bibliothèque nationale de Madagascar (BNM) à Anosy, en présence du ministre de la Communication et de la Culture, Gascar Fenosoa.

«Je suis heureux de voir la parution de ce livre en langue malgache. Cette traduction qui a exigé un travail considérable, correspond parfaitement à mes convictions : la promotion et la valorisation de la langue malgache », a déclaré le ministre.
Edité par Vima, « Ny diarin’i Anne Frank », traduit par Michèle Rakotoson et Mitia Riambola, est désormais disponible dans les librairies de la capitale.
Lors de la présentation officielle, la maison d’édition a également offert des exemplaires aux universités d’An­tsi­rabe, d’Itasy, d’Antsirana­na, de Mahajan­ga, de Mora­manga, de Toa­masina et de Fianarantsoa, ainsi qu’à des écoles privées comme Peter Pan et à diverses institutions culturelles dont, entre autres, l’Institut français de Madagascar, l’Alliance française d’Anta­na­narivo, la bibliothèque Siméon Ra­jaona, la bibliothèque municipale et l’ensemble des bibliothèques nationales.
Pour information, ce livre est au programme scolaire français de la classe de 3e. « Nous espérons aussi qu’il sera intégré dans le programme scolaire malgache », ajoute Tiana Rajaona de Vima.

De l’espoir pour l’Humanité

Selon toujours Tiana Ra­jaona, « L’objectif est de permettre aux Malgaches de découvrir cette œuvre qui fait partie des livres les plus lus au monde ». En effet, « Ny dia­rin’i Anne Frank » retrace le témoignage d’une jeune fille juive qui, malgré plusieurs années de confinement liées à la Seconde Guerre mondiale, parvient à garder foi en l’humanité. « Cet espoir est essentiel pour notre époque », souligne Michèle Rakotoson.
Joro Ranaivoarison, en­seignant-chercheur à l’Uni­versité d’Antananarivo et professeur de langue malgache, ajoute que cet ouvrage peut constituer une véritable source d’inspiration pour l’humanité, renforçant ainsi l’importance de sa traduction en malgache. Par ail­leurs, de grands écrivains malgaches ont déjà entrepris la traduction d’œuvres majeures, à l’instar de Jean-Joseph Rabearivelo, Dox ou encore Johary Ravaloson.

Holy Danielle

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