Quatre pongistes malgaches en ligne de mire pour la Coupe du monde individuelle de Macao (Chine), prévue du 30 mars au 5 avril 2026. Mais pour y parvenir, ils devraient d’abord décrocher leur ticket sur la table de la Coupe d’Afrique à Benghazi (Lybie), du 7 au 9 février.
Quatre places continentales seront en jeu à Benghazi. Le vainqueur, le finaliste et les deux demi-finalistes valideront directement leur ticket, tandis que vingt-quatre autres seront qualifiés à partir de leur classement mondial.
Ches les hommes, Fabio Rakotoarimanana (101e mondial), Antoine Razafinarivo (104e), et chez les dames Hanitra Raharimanana (60e) et Edena Prévot (62e) portent les espoirs malgaches. Ils arrivent en Libye avec déjà une belle récompense en poche. La sélection nationale, hommes et dames confondus, a gagné sa place pour le Championnat du monde par équipes qui se tiendra cette année à Londres.
Dans le tableau masculin, la route s’annonce escarpée. Omar Assar (14e) et Quadri Aruna (19e) partent largement favoris, suivis de près par les Nigérians et les Egyptiens qui trustent le haut du classement. Fabio et Antoine, respectivement 101e et 104e, ne figurent pas parmi les têtes de séries, mais ils connaissent la musique des Coupes d’Afrique. Ils ont déjà prouvé qu’ils pouvaient créer la surprise en sortant des joueurs mieux classés quand la table tourne en leur faveur.
Côté féminin, le défi est tout aussi relevé face au trio égyptien Meshref-Goda-Alhodaby qui domine outrageusement le continent. Pourtant, Hanitra et Edena se présentent comme les meilleures des cartes malgaches jamais vues à ce niveau : 60e et 62e mondiales, elles évoluent juste derrière les intouchables Africaines. Leur régularité ces derniers mois, leurs victoires référence lors des tournois régionaux et leur expérience commune en double, leur donnent des arguments solides. Hanitra, avec son revers coupé diabolique, et Edena, plus offensive sur les deux ailes, peuvent viser les quarts, voire mieux.
Les quatre malgaches savent que rien n’est acquis. La Coupe d’Afrique a souvent réservé des scénarios imprévisibles. A Benghazi, les Malgaches vont jouer sans complexe. Ils n’ont plus l’étiquette d’outsiders absolus, ils ont grimpé, progressé, et ils arrivent avec l’envie de transformer l’essai collectif de Londres en succès individuel à Macao.
Naisa




