Le festival MadaTouTcourT entame cette année sa 9e édition à Antananarivo et à Nantes, autour du thème « L’île Rouge en courts-métrages, entre mémoire, création et avenir ». Pour l’occasion, un appel à courts-métrages est lancé jusqu’au 7 mars à l’endroit des cinéastes malgaches et de la diaspora.
Les résultats de la sélection officielle seront annoncés le 14 mars. Ils seront suivis d’une série de projections prévues à Nantes, dans le cadre du festival «Place aux mondes» de Nantes Métropole, ainsi qu’à Antananarivo, du 7 au 12 avril.
Selon l’association Hetsika Madagascar, initiatrice de l’événement, l’objectif est de donner de la visibilité aux œuvres de réalisateurs malgaches émergents et de la diaspora, tout en proposant une autre image de Madagascar et de sa vision du monde. Il s’agit notamment de porter un regard éloigné des clichés misérabilistes souvent véhiculés par les médias, à travers une approche interculturelle, sociale et éducative destinée au public français, à la diaspora et au public malgache.
Les projections seront suivies de rencontres avec des professionnels et des personnalités du cinéma, afin de créer un lien fort, authentique et durable avec les spectateurs. Le Prix de l’Eléphant sera attribué à l’issue d’un vote du public lors de chaque diffusion. «Le spectateur devient un acteur direct de la promotion de la culture d’ailleurs, et contribue à renforcer les échanges entre les publics français, la diaspora malgache et Madagascar, dans une dynamique de dialogue et de compréhension de l’autre», confie-t-on.
Créé à Nantes en 2014, le festival MadaTouTcourT est né de la volonté de soutenir le cinéma malgache et de donner une visibilité internationale aux jeunes talents. Il met en lumière la diversité de la production cinématographique de l’île, à travers des films de fiction, des documentaires et des œuvres d’animation. Plusieurs réalisations issues du festival ont déjà été remarquées sur les écrans internationaux, parmi lesquelles «Varavarankely» de Sitraka Randriamahaly, «Razana» de Haminiaina Ratovoarivony et «Zanaka, ainsi parlait Félix» de Lova Nantenaina.
Joachin Michaël




