Le bilan provisoire après le passage du cyclone tropical Gezani à proximité de la ville de Toamasina est lourd aussi bien en termes de pertes humaines que matérielles. Il faudra beaucoup de temps pour le Grand port avant de retrouver toute sa beauté et toute sa splendeur.
Mais il ne faut pas s’apitoyer sur la situation, il faut penser à l’avenir. Mieux encore, la question est de savoir comment faire de sorte qu’on n’assiste plus à une telle scène de désolation totale après le passage d’un cyclone tropical. C’est le type de scène habituel auquel on assiste très souvent.
Bien évidemment, on ne peut pas empêcher les cyclones de se créer et de venir. C’est l’évidence même. Donc on est obligé de chercher à agir ailleurs. Dans ces conditions, l’une des voies de salut se trouve dans les constructions. Il faut avoir des constructions qui résistent aux cyclones. Mais comment ?
La solution pourrait bien se trouver dans l’exemple du Burkina Faso qui vient de doter l’équivalent de notre Laboratoire National des Travaux Publics et du Bâtiment (LNTPB) de la place de matériels requis pour effectuer des études et des recherches afin de trouver les constructions les plus adaptées au pays.
Il ne s’agit pas de se cantonner dans la construction de bâtiments. Les recherches doivent également se tourner vers tout ce qui concerne les travaux publics (routes, barrages,…). L’objectif est de trouver la manière de construire des infrastructures les mieux adaptées au pays compte tenu des aléas climatiques incontournables.
Toutefois, on ne va pas construire par n’importe quel moyen. Le coût de ces constructions en dur pouvant résister aux cyclones sera déterminant. Il faut quand même qu’elles soient à la portée de la bourse des populations qui sont les plus exposées à ces aléas climatiques. Autrement, elles ne serviront à rien, ne trouvant pas de preneur.
Par ailleurs, la probité ainsi que les compétences techniques de ceux qui sont appelés à réaliser les travaux requis doivent être confirmés. On ne veut plus voir ces infrastructures qui se détériorent aux premières gouttes de pluie ou au moindre souffle de vent. C’est ce qui arrive quand les travaux ne sont pas réalisés dans les règles de l’art.
Qu’on le veuille ou non, vivre dans les conditions actuelles est plus qu’éprouvant pour la population. Or, en respectant toutes ces conditions citées ci-dessus, on peut arriver à trouver quelque chose de valable qui pourra permettre à la population de faire face aux aléas climatiques de toutes natures en toute sérénité. Autrement, ce sera toujours l’éternel recommencement.
Ranaivo Lala Honoré




