Et voilà, nous y sommes, c’est le jour d’après. Celui où l’on tente de tout recommencer. Le cyclone Gezani est passé, laissant derrière lui des scènes de chaos et de désolation, à Toamasina. Selon le bilan provisoire communiqué hier par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes, trente-six personnes ont officiellement perdu la vie. Trente-six destins brisés et des familles bouleversées.
Chaque année, ou presque, Madagascar vit ce rituel des dégâts et des décès. Et pourtant, certains doutent encore des effets du changement climatique. Qu’ils viennent donc faire un tour dans le pays, du Nord au Sud avec la sécheresse persistante ici et les pluies diluviennes là-bas.
Dans ce chaos, il faut tout de même saluer la réactivité des autorités. Le président a choisi de se rendre sur les lieux avant même le passage du cyclone, il s’agit d’une présence indispensable dans ces moments où l’incertitude gagne du terrain. Cette fois encore, les responsables gouvernementaux ont réagi avec promptitude et se sont mobilisés rapidement pour constater l’étendue des dégâts.
Mais le vrai défi commence maintenant. Tous ceux qui ont déjà vécu un cyclone le savent car le pire, ce sont les jours d’après. Quelques jours après le passage, les manques se font sentir. Les produits de première nécessité se font rares et les matériaux de construction deviennent introuvables. Sans oublier qu’il y a aussi des spéculateurs et des opportunistes.
Alors, que faire le jour d’après ? D’abord soutenir les familles, les communautés et les zones les plus touchées. D’autres solutions devraient être aussi mises en place pour ne pas agir au jour le jour mais c’est une autre paire de manche car il en faut du temps.
Rakoto




