Madagascar panse ses plaies après le passage dévastateur des cyclones Gezani et Fytia. Des milliers de familles ont perdu leur logement et leurs moyens de subsistance. Des écoles sont détruites. Des infrastructures essentielles sont hors service. Face à l’ampleur des dégâts, la Banque mondiale annonce une première réponse d’urgence de 37 millions de dollars.
L’institution se dit «profondément attristée» par les pertes humaines et matérielles. «Nos pensées accompagnent tous les Malgaches touchés par les cyclones Gezani et Fytia. Nous sommes profondément inspirés par la solidarité et la capacité de résilience des communautés à travers le pays en cette période difficile», déclare Atou Seck, Représentant résident de la Banque mondiale à Madagascar.
A la demande du Gouvernement, cette enveloppe vise à soutenir en priorité 40.000 ménages sinistrés. Le plan combine aides d’urgence, transferts monétaires, programmes «argent contre travail», compléments nutritionnels et rétablissement des services d’eau et d’électricité. Il prévoit aussi un appui à la coordination nationale des secours.
Le financement s’appuie sur plusieurs mécanismes existants, notamment le Projet de filets de sécurité et de résilience (PFSR), le programme régional Repair et le dispositif CERP, conçu pour accélérer les réponses en cas de crise. La mise en œuvre sera assurée par le Fonds d’intervention pour le développement, en coordination avec le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes.
Dans les prochains jours, une mission conduite par Atou Seck se rendra dans l’Est, notamment à Toamasina. L’objectif est d’appuyer les premières actions et évaluer les besoins de relèvement et de reconstruction. «La Banque mondiale est pleinement engagée aux côtés de Madagascar pour aider les populations à restaurer leurs moyens de subsistance, soutenir la reprise économique et reconstruire de manière plus résiliente, plus sûre et plus durable», affirme Atou Seck.
A plus long terme, l’institution se dit prête à mobiliser des ressources additionnelles pour accompagner une reconstruction durable et adaptée aux vulnérabilités du pays.
Arh.




