Zo Andriambololona, la judokate malgache dans la catégorie des -78 kg, continue d’écrire son histoire sur les tatamis internationaux. Après avoir fait ses grands débuts au Grand Chelem de Paris au début de ce mois en cours, où elle a pu goûter pour la première fois à l’intensité d’un tournoi du circuit mondial, elle a enchaîné sans perdre de temps et pose ses valises à l’International Training Camp de Paris. Ce stage post-tournoi réunit chaque année l’élite et les espoirs du judo mondial.
Pour Zo, ce camp représente bien plus qu’un simple entraînement supplémentaire. C’est une immersion totale, un laboratoire où l’on affine les moindres détails et l’on teste ses limites face à des styles venus des quatre coins du globe.
«L’International Training Camp Judo, c’est une occasion inouïe d’améliorer ses techniques et découvrir de nouvelles méthodes», explique-t-elle.
«On y apprend à s’adapter aux différents styles de combat et à renforcer son corps et son mental. C’est aussi l’occasion de rencontrer des judokas du monde entier et d’échanger. Un vrai tremplin pour progresser rapidement et se préparer aux compétitions».
Sur les tapis de l’institut national du judo à Paris, Zo Andriambololona ne passe pas inaperçue. Habituée aux randoris musclés du judo malgache, où l’on cultive depuis toujours une certaine explosivité et une garde basse très agressive, elle se frotte aux meilleures techniciennes européennes et asiatiques.
Après avoir affronté des adversaires aguerries lors du Grand Chelem, où elle a montré qu’elle savait encaisser et repartir au combat, Zo aborde ce stage avec l’envie de combler rapidement ses lacunes. Le judo malgache, souvent discret sur la scène internationale, trouve en elle une ambassadrice déterminée.
Naisa




