La tension est montée d’un cran hier sur le campus d’Université d’Antananarivo, à Ankatso. Des étudiants résidant à la cité universitaire ont manifesté pour réclamer la destitution immédiate du directeur du Centre régional des œuvres universitaires d’Antananarivo (Croua), dénonçant une gestion qu’ils jugent opaque et excluante.
La mobilisation a pris une tournure plus spectaculaire en milieu de journée lorsque des étudiants ont forcé l’accès au bureau du Croua situé sur le campus d’Ankatso. Ils accusent le Directeur du Croua d’adopter des décisions unilatérales sans consultation préalable des étudiants ni de leurs représentants. Au cœur de la contestation, la signature récente d’un protocole d’accord de cogestion entre le Croua et la présidence de l’université, dont le contenu reste flou pour la communauté estudiantine.
Selon les manifestants, cet accord pourrait avoir un impact direct sur la gestion des infrastructures et les conditions de vie sur le campus. « Aucune explication claire ne nous a été fournie », dénoncent-ils dans une déclaration rendue publique, évoquant un manque de transparence qui alimente la méfiance.
Autre point de crispation : la démolition de certaines infrastructures sur le campus, décidée, selon eux, sans demander l’avis des étudiants. Une démarche jugée inacceptable par les résidents de la cité universitaire, qui estiment que ces décisions affectent directement leur quotidien.
Dans leur revendication, les étudiants exigent non seulement le départ du directeur du Croua, mais également l’annulation du protocole d’accord de cogestion, tant que les étudiants et leurs représentants n’auront pas voix au chapitre. Ils réclament par ailleurs l’ouverture d’un dialogue officiel avec l’administration universitaire, afin de trouver des solutions durables.
Pour l’heure, ni la direction du Croua ni l’administration de l’Université d’Antananarivo n’ont officiellement réagi à ces accusations.
Fahranarison




