Le président du Syndicat autonome de la Commune urbaine d’Antananarivo, Clément Jaona Nirintsoa, a réagi à la décision du Conseil d’Etat concernant la requête introduite par Tojo Ravalomanana contre Harilala Ramanantsoa.
Selon lui, la destitution d’un responsable doit impérativement se faire dans le respect de la loi. Il souligne que ni le Syndicat autonome de la Commune urbaine d’Antananarivo ni l’employeur des agents municipaux ne peuvent s’opposer à une décision judiciaire.
Le syndicat appelle toutefois au respect strict de la loi n°2014-02, notamment concernant la mise en place d’une délégation spéciale (PDS) pour administrer la ville en attendant les prochaines élections. Cette délégation devrait être composée au maximum de sept membres, et de trois au minimum, dont un président, deux vice-présidents et quatre membres.
Clément Jaona Nirintsoa rappelle que la procédure diffère de la nomination habituelle d’un PDS. En temps normal, celle-ci se fait par délibération du conseil municipal. Or, avec la dissolution de la fonction de maire, le conseil municipal est également dissous, ce qui signifie qu’il n’existe plus d’organe chargé de contrôler l’action du PDS.
Face à cette situation, le syndicat insiste sur la nécessité de mettre en place un dispositif garantissant la transparence, notamment dans la gestion des finances communales. Il propose ainsi la désignation d’un vice-PDS chargé des ressources humaines, d’un autre vice-PDS chargé des finances, ainsi que de quatre membres pouvant jouer un rôle similaire à celui des conseillers municipaux. Le syndicat souhaite également que ces responsables soient issus de l’administration communale, afin d’éviter que la gestion de la capitale ne soit confiée à des militaires, des policiers ou des gendarmes.
Il rappelle par ailleurs qu’une délégation spéciale avait déjà été mise en place avant l’élection de Harilala Ramanantsoa, et suggère de s’en inspirer afin de parvenir à un compromis. Cette solution permettrait d’éviter de nouvelles tensions alors que toutes les parties, plaignants comme défendeurs, devront déjà faire face aux coûts liés à la reprise des élections.
N.A




