Madagascar et le Système des Nations unies à Madagascar (SNU) viennent de réaffirmer leur engagement commun en faveur du développement durable et de la mise en œuvre de la Politique générale de l’Etat pour la Refondation, lors de la réunion, hier au Novotel Ivandry, du Comité de pilotage conjoint du Plan-cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable (UNSDCF) 2024-2028.
La réunion a permis d’examiner les principales réalisations collectives du SNU et ses partenaires pour l’année 2025 ; les bonnes pratiques et innovations identifiées dans le contexte de transition institutionnelle, de contraintes macroéconomiques et de risques climatiques accrus ; les défis persistants en matière de financements, de coordination sectorielle et de résilience communautaire ; les orientations stratégiques pour accélérer les résultats en lien avec les priorités de la Grande île et l’agenda 2030.
Accélérer la transformation économique
Le secrétaire général du ministère de l’Economie et des finances (Mef), Iouri Garisse Razafindrakoto, a réaffirmé la volonté de Madagascar de poursuivre les réformes structurelles, de renforcer l’efficacité de l’action publique et de mobiliser des partenariats solides pour accélérer la transformation économique et sociale du pays. « J’ai souvent souligné la question de l’efficacité dans l’action publique et dans la mise en œuvre des projets de développement à de nombreuses reprises. Et si ce message revient souvent, c’est parce qu’il demeure essentiel. Dans un contexte où les ressources sont limitées et où les attentes de la population sont immenses, nous avons la responsabilité collective de veiller à ce que chaque initiative produise des résultats concrets et mesurables » a-t-il déclaré, soulignant au passage que pour le cas de la Grande île, les défis sont chiffrables en tenant compte de l’indice du taux de pauvreté qui atteint les 80% de la population, vivant en dessous du seuil international de pauvreté avec 2,15 dollars par jour.
Pour sa part, le coordonnateur résident des Nations unies, Antony Ngororano a fait savoir que « Notre contexte opérationnel a considérablement changé au cours des derniers mois. Il est donc à la fois opportun et nécessaire pour nous de réexaminer les offres du SNU afin de mieux accompagner la refondation dans les domaines où l’entité dispose d’un avantage comparatif ». Il a également rappelé l’importance des mécanismes de redevabilité comme le Comité de pilotage conjoint, essentiels pour garantir la transparence, l’alignement et l’impact des interventions soutenues par le SN
Jean Riana




