La période de jeûne des fidèles musulmans à Madagascar a pris fin hier, marquant un temps de rapprochement avec Dieu, de repentir et de purification spirituelle.
Absouary Said Arsène, président de la FSM (Fikambanan’ny Silamo eto Madagasikara), a souligné que ce moment est l’occasion d’espérer que les prières ne restent pas vaines, mais produisent des effets concrets dans la vie de chacun, au sein des familles et dans la nation. Les fidèles ont également porté le pays dans leurs prières, demandant l’instauration de la paix, de l’unité nationale et d’une gouvernance éclairée face à la situation actuelle.
Le Dr Gabriel Djibril Ibrahim, conseiller religieux, a rappelé que l’essence de la foi musulmane repose sur la reconnaissance d’un Dieu unique, partagé par les traditions juive, chrétienne et musulmane. Il a précisé que Madagascar compte environ trois millions de musulmans sur l’ensemble du territoire au cours des cinq dernières années et que, globalement, un Malgache sur trois croit en Dieu.
« L’ennemi du musulman n’est pas son frère chrétien, ni celui du chrétien son frère juif ou musulman, mais le terroriste », a-t-il ajouté, insistant sur la nécessité de dépasser les divergences religieuses. Selon lui, la religion reste un sujet très sensible, et chacun, quel que soit son statut ou sa doctrine, doit contribuer à laisser un héritage de paix aux générations futures. « Nous écrivons l’histoire aujourd’hui ; ce qu’il faut transmettre à ceux qui viendront après nous, c’est la paix », a conclu le conseiller.
N.A




