Apemba, sorgho, arachide: les cultures résilientes dans le Sud de Madagascar

Madagascar renforce sa stratégie agricole face aux effets croissants du changement climatique. Le programme Défis, le Fofifa et l’IcriSat ont lancé un nouveau programme de résilience avant-hier à Taolagnaro, dans la région Anosy, pour améliorer la sécurité alimentaire et augmenter les revenus des agriculteurs du Sud.
Soutenu financièrement par le Fida et coordonné par le ministère de l’Agriculture et de l’élevage (Minae), ce programme promeut des cultures adaptées aux zones arides. L’apemba (mil), le bajiry (sorgho) et le voanjo (arachide) sont au centre de cette stratégie. Ces cultures présentent plusieurs avantages. Elles résistent à la sécheresse, enrichissent l’alimentation et génèrent des revenus supplémentaires.
« Nous devons adapter nos pratiques aux réalités locales », souligne un technicien agricole engagé dans le projet.

Ce programme repose sur l’idée suivante : « Lorsque les cultures ne parviennent pas à faire face aux aléas climati­ques, l’ensemble du système alimentaire s’en trouve fragilisé ».
32.000 agriculteurs bénéficiaires

Le programme prévoit d’accompagner 32.000 exploitants agricoles sur 5.000 hectares. Environ 25 variétés de semences améliorées seront introduites. L’objectif est de produire 40 tonnes de semences, permettant une récolte estimée à 400 tonnes. « Les producteurs recevront un appui pendant 30 mois pour garantir des résultats durables », annonce-t-on au niveau du Minae.
Les actions incluent l’amélioration des techniques agricoles, la gestion de l’eau et des sols, ainsi que la transformation et la conservation des récoltes. Des banques de semences seront également mises en place. « L’accès à des semences certifiées est essentiel pour sécuriser la production », insiste un chercheur du Fofifa.
Sur le terrain, les premiers résultats sont encourageants. Lors d’une visite le 19 mars, des parcelles expérimentales ont montré des cultures déjà prometteuses. « Les nouvelles semences se révèlent performantes et bien adaptées », témoigne un agriculteur local.

Arh.

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