Cinquante ans après l’arrivée des premières missions médicales chinoises à Madagascar, la Coopération médicale sino-malgache, est au mieux de sa forme. Amélioration des soins, montée en compétence du personnel médical et renforcement des infrastructures, les objectifs sont atteints et les perspectives sont prometteuses.
Lors de la célébration officielle de ce jubilé dans la Capitale, le Secrétaire général du ministère de la Santé publique, le Dr. Ephraïm Stéphanson Randrianambinina, n’a pas manqué de souligner l’impact structurant de cette collaboration. Au début, ce partenariat consistait à apporter un appui ponctuel, elle s’est progressivement imposée comme un levier stratégique pour le système de santé malgache.
Du soin d’urgence au transfert de compétences
Sur le terrain, les résultats parlent d’eux-mêmes. Ces dix dernières années, la coopération avec le CHU Anosiala a permis des avancées concrètes dans la prise en charge des patients. Les équipes chinoises, déployées aussi bien en zones reculées qu’en milieu urbain, ont contribué à réduire les inégalités d’accès aux soins, tout en intervenant dans diverses spécialités médicales.
Mais au-delà des consultations et des interventions, c’est surtout le transfert de compétences qui singularisé ce partenariat. Formation continue, partage d’expertise, accompagnement technique : la coopération ne se contente pas de soigner, elle construit aussi les bases d’un système plus autonome.
La remise récente d’équipements médicaux par le Premier Hôpital Universitaire de Longzhou s’inscrit dans cette logique. Matériel respiratoire, outils de télécommunication… ces apports visent à renforcer les capacités locales tout en facilitant les échanges à distance entre professionnels de santé des deux pays.
Construction d’infrastructures…
Et force est de constater que cette coopération dépasse largement le cadre médical. Elle englobe également la construction d’infrastructures, la dotation en équipements et la formation du personnel. Une approche globale qui permet d’inscrire les progrès dans la durée.
A l’heure où Madagascar fait face à de nombreux défis sanitaires, ce partenariat apparaît comme un modèle de coopération pragmatique et durable. Cinquante ans après, la présence des missions médicales chinoises ne relève plus de l’assistance, mais bien d’un compagnonnage stratégique au service de la santé publique.
Fahranarison




