Internes en médecine: Trois mois sans présalaire, la crise éclate

Des internes en première ligne… et en difficulté. A Mahajanga, Toliara, Antananarivo, Toamasina, Antsiranana ou à Fianarantsoa, le constat est le même : les internes en médecine, pourtant essentiels au fonctionnement des hôpitaux, n’ont toujours pas perçu leur présalaire depuis le début de l’année. Trois mois de retard qui plongent ces jeunes professionnels dans une situation jugée « intenable ».
« Nous lançons un appel aux responsables concernés, car nous souffrons », alertent-ils. Entre gardes hospitalières, déplacements et dépenses quotidiennes, l’absence de cette rémunération fragilise leur quotidien et accroît leur vulnérabilité.

Un retard sans précédent
Jamais auparavant un retard de cette ampleur n’avait été observé, selon l’Union des internes de Madagascar (UIM). Habituellement versé régulièrement, le présalaire accuse cette année un décalage exceptionnel, sans communication officielle pour expliquer la situation.
Le flou règne sur la date de versement dans toutes les régions, laissant les internes dans l’incertitude et alimentant leur frustration. « Il n’existe toujours aucun mécanisme stable dans notre secteur », dénonce l’UIM tout en ajoutant que « le protocole d’accord reste à ce jour sans signe concret de mise en œuvre ».
Face à cette crise, les internes interpellent le ministère de la Santé publique ainsi que la Présidence de la Refondation de la République de Madagascar. Ils réclament non seulement le paiement immédiat de leurs présalaires, mais aussi plus de transparence sur la gestion de ces indemnités. Malgré ce retard inédit, les internes continuent pour l’heuré d’assurer leurs missions dans les hôpitaux.

Fahranarison

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