Alors que l’épidémie de Mpox continue de progresser, un nouveau décès enregistré à Ambanja relance les inquiétudes. En parallèle, les autorités sanitaires accélèrent la riposte à travers la vaccination et la sensibilisation qui ciblent les populations les plus exposées.
Un second décès lié à la Mpox a été confirmé le 29 mars, portant à deux le nombre de victimes depuis le début de l’épidémie dans le pays. Il s’agit d’un homme âgé demeurant à Ambanja, selon les précisions. D’après le ministère de la Santé publique, la situation reste préoccupante malgré des signes encourageants en matière de guérison.
Au 30 mars, 742 cas confirmés ont été recensés sur 1.323 tests réalisés, soit un taux de positivité de 56,08 %. Au total, 1.161 cas ont été notifiés, incluant 489 cas négatifs, 224 cas suspects, 16 cas probables et 90 cas non concluants. Toutefois, 623 patients ont déjà été déclarés guéris, illustrant une évolution globalement favorable pour une majorité de malades.
Face à cette circulation persistante du virus, les autorités sanitaires insistent sur le respect strict des mesures préventives. Lesquelles concernent notamment l’isolement des cas confirmés, suivi rigoureux des contacts et adoption des gestes barrières, notamment l’hygiène des mains et la désinfection des surfaces… Par ailleurs, la sensibilisation des populations à risque demeure un levier clé pour freiner la propagation.
Vaccination et sensibilisation
Dans ce contexte, la riposte s’intensifie à travers le pays, avec un accent particulier sur la prévention et la vaccination ciblée. A Toamasina, des campagnes conjointes ont été menées par les équipes sanitaires nationales, appuyées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et plusieurs partenaires.
Ces actions ont prioritairement visé les populations les plus exposées, notamment en milieu carcéral ainsi que les groupes à risque comme les personnes vivant avec le VIH et les professionnels du sexe. A l’issue de ces opérations, 205 détenus, 8 personnes vivant avec le VIH et 10 professionnels du sexe ont été vaccinés.
Au-delà des injections, ces initiatives ont permis de renforcer la sensibilisation communautaire, un pilier essentiel dans la lutte contre la Mpox. Les autorités rappellent que la vaccination, combinée à une consultation précoce en cas de symptômes et au respect des mesures d’hygiène, constitue la meilleure défense contre la maladie.
Fahranarison




