La célébration du Jeudi saint marque l’institution par le Christ de la Cène ou Eucharistie, c’est-à-dire la commémoration du dernier repas qu’il a pris avec ses disciples avant son arrestation, ainsi que le rituel du lavement des pieds ou Mandatum, une tâche normalement réservée aux serviteurs. Cela en mémoire du geste d’humilité et de service du Christ envers ses apôtres, symbolisant également l’amour fraternel et la charité.
Pourtant à bien des égards, de plus en plus d’églises chrétiennes n’observent plus ce rite lors du Jeudi saint, en particulier celles protestantes, malgré son sens très significatif avant de prendre l’homélie.
« Il est préférable de l’omettre plutôt que de le réduire à une simple illustration dénuée de sens spirituel », a fait savoir un pasteur d’une église protestante, interrogé à ce sujet hier.
« Le lavement des pieds n’est pas une obligation rituelle stricte, lors de la messe de la Cène du Seigneur », souligne de son côté un prêtre d’une église catholique sise dans l’Atsimondrano.
Dans tous les cas, lavement des pieds ou non, les chrétiens n’ont pas manqué leurs rendez-vous à la commémoration de la passion du Christ durant la Semaine sainte, notamment pour la journée d’hier, Jeudi saint.
Sera R.




