Après son coup d’envoi le 27 janvier à Iavoloha et une période d’essai dans des sites pilotes du district d’Atsimondrano, comme à Ampitatafika, Tanjombato, Ambohijanaka et à Anosizato, l’enrôlement biométrique sera dorénavant déployé au niveau national. Le lancement officiel s’est déroulé à l’université d’Ankatso, hier, avec comme objectif d’enrôler 36.000 étudiants en dix jours.
«La cérémonie d’aujourd’hui marque une étape à la fois symbolique et historique, traduisant la détermination des autorités à concrétiser les engagements pris pour la refondation et à inscrire durablement Madagascar dans l’ère du numérique, en ciblant particulièrement les jeunes », a indiqué la vice-présidente de l’université d’Antananarivo, Nantenaina Rabetokotany.
Ce premier déploiement national prévoit d’atteindre un objectif de deux millions d’inscrits d’ici le mois de juin dont 36.000 étudiants de l’université d’Ankatso en dix jours. Les personnes âgées de 18 ans et plus sont priorisées. A terme, l’objectif est d’enrôler 12 à 13 millions de citoyens, incluant surtout les jeunes atteignant l’âge de la majorité.
Un enrôlement biométrique sécurisé
Le dispositif repose sur la collecte de données biométriques comprenant les empreintes digitales, la photographie du visage et le scan de l’iris. Ces informations permettront d’assurer une identification unique, fiable et incontestable de chaque citoyen tout au long de sa vie. En effet, un Numéro d’identification unique (NUI), ou « Izaho Tokana », sera attribué à chaque citoyen. Il constituera la base de l’identité légale nationale et permettra notamment d’éliminer les doublons, corriger les erreurs d’enregistrement ainsi que de lutter contre la fraude documentaire.
La procédure d’enregistrement est entièrement gratuite et sera effectuée une seule fois. Les citoyens devront présenter leurs pièces d’identité. En l’absence de documents officiels, la présence de deux témoins suffira pour permettre l’enrôlement.
Sera R.




