Clôturé ce mois de juin prochain, le Projet de développement urbain intégré et de résilience (Produir) se trouve actuellement à sa dernière ligne droite à travers la réhabilitation du canal C3 ainsi que de son nettoyage.
D’une longueur de plus de 12 km, ce canal s’étend du bassin tampon d’Anosibe jusqu’à la station de pompage d’Ambodimita, en passant par les quartiers précaires d’Andavamamba, 67 Ha, et Antohomadinika. «C’est l’un des ouvrages hydrauliques essentiels pour la capitale et ses périphéries. Sa réhabilitation est ainsi une priorité pour protéger la plaine d’Antananarivo des inondations pluviales», a fait savoir un responsable du projet, joint au téléphone hier.
Les travaux de réhabilitation incluent le curage complet du canal, des bassins tampons d’Anosibe et d’Andavamamba, ainsi que le canal de jonction avec l’Andriantany. 30.000 m3 de boues seront à curer, 10.500 m3 de Jacinthes d’eau à enlever et 140 m3 de déchets sont à enlever et transportés.
Site de confinement d’Iarinarivo
Après un prétraitement à Anosibe, les boues issues du curage du Canal C3 seront stockées au centre de confinement d’Iarinarivo du district d’Ambohidratrimo. En effet, après analyse, il s’avère que ces boues sont polluées et renferment des éléments toxiques, d’où la raison de ce confinement.
Ce site de confinement couvre une superficie de 2,2 hectares avec une capacité de 74.287 m3 pour enfouir les boues. Pour assurer son imperméabilité, il est couvert de géomembranes en PEHD.
Sur un autre plan, un bassin de collecte est prévu pour accueillir les éventuels liquides générés par les boues. Afin de minimiser l’impact environnemental, un système de filtres a été installé à plusieurs étages sur les lieux.
Sera R.




