Scène d’horreur, hier matin à Andohatapenaka I où deux cousines ont été retrouvées mortes sur leur lit. Une asphyxie par inhalation de fumée de charbon de bois serait à l’origine du drame, les deux adolescentes âgées de 14 ans avec une différence de quelques mois, ayant dormi dans la cuisine au moment des faits.
Les deux adolescentes et leur belle-sœur dormaient régulièrement dans la cuisine, mais cette dernière n’a pas pu rentrer mardi soir à cause de contraintes professionnelles. «Cette pièce dispose d’une fenêtre et d’une porte métalliques. Il faut fermer la porte à l’intérieur à l’aide d’un loquet», a détaillé l’oncle des deux victimes. Le concerné les a hébergées pour les vacances de Pâques. Les deux filles ont alors prévu de rentrer chez elles à Soavinandriana Itasy, demain.
Tout s’est déroulé comme à l’accoutumée, avant-hier soir, la famille étant allée dormir chacun dans sa chambre après le diner à 20h. La petite famille avait l’habitude de laisser le charbon s’éteindre lentement après la cuisson. «Nous tenons une gargote, alors quand j’allais faire mes besoins vers 21h et que j’ai encore entendu les deux filles discuter, je les ai demandées de dormir car nous devons nous lever tôt pour préparer les beignets et autres», a poursuivi le proche des deux filles.
De l’écume autour des lèvres
Cependant, vers 3h, l’heure prévue du réveil, elles n’ont pas répondu à leur beau-frère qui allait vaquer à ses occupations. «Je les ai laissées dormir après avoir attendu une heure sans qu’elles n’aient ouvert la porte. Vers 5h, j’y suis retourné sans me douter de rien, mais elles n’ont pas encore répondu à mes appels. Puis vers 6h, j’ai décidé de forcer la porte, et c’est ainsi que je les ai vues déjà inanimées, l’une au lit et l’autre tombait à côté. De l’écume étaient présentes autour de leurs lèvres», a regretté le jeune homme.
Depuis, tout est allé plus vite. Le père de famille a alerté les responsables du fokontany, lequel a avisé la police puis le bureau municipal d’hygiène. Ces derniers se sont rendus sur place,
la police ayant constaté les faits et sécurisé le périmètre, avant que le BMH n’ait déposé les dépouilles à la morgue du CHU JRA. «Pour l’instant, nous attendons les décisions de l’hôpital sans pouvoir décider du lieu de la veillée funèbre ni de la date de l’enterrement», a-t-on conclu.
LR




