Quelques jours après la marche pacifique organisée par la Génération Z, les prises de parole se multiplient. Pour sa part, la direction générale de la Police nationale (DGPN) défend la légalité de ses interventions.
Des rumeurs circulent sur les réseaux sociaux évoquant des violences perpétrées à l’encontre des membres du mouvement Gen Z durant leur arrestation et audition. Face à cette situation, la Police nationale a tenu à apporter des précisions.
Selon le directeur général de la Police nationale (DGPN), Jean Victor Tsaramonina Ravony, « quatre individus ont été arrêtés le 13 avril et sont actuellement entendus par la Brigade criminelle dans le strict respect des procédures légales ». Il affirme que deux d’entre eux ont été libérés pour des raisons de santé à l’issue des premières auditions, tout en précisant qu’aucune violence n’a été exercée à leur encontre.
Respect des droits humains
« Les deux autres individus, à savoir Herizo et Nomena, sont toujours en garde à vue et font l’objet d’une enquête approfondie. En raison du secret de l’instruction prévu par le Code de procédure pénale, les enquêteurs ne peuvent pas communiquer davantage pour le moment », confie Jean Victor Tsaramonina Ravony.
Il insiste également sur le respect des droits humains et de la liberté d’expression, tout en rappelant les motifs de l’arrestation, à savoir l’atteinte à la sûreté de l’Etat et l’association de malfaiteurs.
Revirement
De leur côté, les Tanora Mpitolona (jeunes militants) annoncent la suspension de la manifestation prévue le 18 avril. « Nous reconnaissons qu’il y a eu des erreurs et un manque d’analyse dans l’organisation de la manifestation, ce qui a entraîné des troubles, qui profitent à des individus malintentionnés pour déstabiliser le pays. Cela n’a jamais été notre objectif », déclarent-ils.
Dans un ton conciliant, les jeunes militants ont même présenté des excuses au président Michaël Randrianirina, tout en précisant que leur lutte ne visait pas à renverser le pouvoir, mais à dénoncer des dysfonctionnements au sein de l’Assemblée nationale. Ils appellent même au calme et à la stabilité, « en attendant sereinement la concertation nationale, qui permettra à tous d’exprimer leurs opinions et de porter les revendications et aspirations des jeunes de manière pacifique et légale ».
Pour rappel, les organisations de la société civile ont demandé la libération immédiate des jeunes qui n’ont fait, selon eux, qu’exercer leur droit de s’exprimer librement, un droit fondamental. Quant au Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM), il exige le respect du Code de procédure pénal dans le cadre de l’arrestation des manifestants
Tivo Rasam




