A l’occasion des réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale à Washington, Madagascar annonce comme priorité l’amélioration durable de la gestion de la dette publique.
A ce sujet, la délégation du ministère de l’Economie et des Finances (MEF) a échangé avec Manuela Francisco, directrice mondiale en charge de la dette et de la politique budgétaire. Cette rencontre a permis de faire le point sur les avancées et les défis du pays. « Nous constatons des améliorations notables dans la gestion de la dette », a souligné la responsable. Elle note effectivement « une volonté affirmée de mieux encadrer le recours à l’endettement ».
Le gouvernement malgache met en avant une approche prudente. Dans le cadre du programme avec le FMI, le plafond d’emprunt extérieur est fixé à 800 millions de dollars par an. Cette limite s’inscrit dans un contexte où le risque d’endettement reste jugé modéré. « Nous voulons maintenir une trajectoire soutenable tout en finançant la croissance », a indiqué un représentant du ministère.
La stratégie repose sur un recours accru aux financements concessionnels et semi-concessionnels, avec comme objectif de réduire le coût de la dette et limiter les risques budgétaires.
« La gestion de la dette doit rester un levier de stabilité économique », a insisté la partie malgache.
La digitalisation de l’administration fiscale et la rationalisation des dépenses figurent parmi les priorités. Un plan global de réforme de la gestion de la dette est en cours, avec une échéance fixée à fin 2026.
La Banque mondiale entend accompagner ces efforts. « Nous soutiendrons Madagascar pour renforcer sa capacité à absorber les financements », a affirmé Manuela Francisco. Cet appui est jugé crucial pour accélérer la relance économique et créer des emplois.
Arh.




