«La police nationale condamne fermement les comportements et les intentions visant à nuire aux éléments des forces de l’ordre qui donnent leur vie pour protéger les personnes et leurs biens», a réagi, hier à Anosy, le directeur général de la police nationale, le contrôleur général de police Jean Victor Ravony Tsaramonina. Selon lui, le récent saccage du commissariat de Sécurité publique de Vohémar, est inacceptable. «Des poursuites judiciaires seront menées face à ces événements», a-t-il indiqué. D’ailleurs, la foule en furie a traîné l’adjoint du commissaire pour le prendre en otage, avant de le relâcher quelques heures plus tard.
Pour sa part, la confédération syndicale de la police nationale regroupant les corps des commissaires de police, officiers de police, inspecteurs de police ainsi que des brigadiers et agents de police a qualifié d’«invasion de gens ignobles», l’attaque au CSP Vohémar. «Nous condamnons fermement la violence empreinte de barbarie commise volontairement sur des policiers dans l’exercice de leur fonction, ainsi que l’incendie et le saccage des biens publics», a signifié Rolland Rafidisaona, secrétaire général de la confédération syndicale de la police nationale. Elle exige alors la prise de responsabilité de tous ceux qui sont impliqués dans cette affaire, tout en condamnant toute tentative d’entrave au bon déroulement des procédures judiciaires.
A noter que, selon le maire de Vohémar, Armel Jaotombo, avant-hier, l’arrestation du présumé assassin d’un conducteur de taxi-moto ayant déclenché cette affaire était l’une des plus rapides en ce genre. «Grâce à la mobilisation générale de la police, le suspect a été intercepté quelques heures après l’acte, dans un barrage à bord du deux-roues volé. Il a pris la fuite, mais la collaboration du fokonolona et de la police a rendu possible son arrestation», a-t-il expliqué. L’envoi du suspect à Sambava, visait notamment à lui tirer les vers du nez pour savoir s’il agissait seul ou s’il avait des complices.
LR




