A la veille de la manifestation prévue ce jour sur la place du 13 mai, le Collectif des mouvements Gen Z a officiellement annoncé la suspension du mouvement, tandis que Gen Z Madagascar, sur la page Gen Z 261, maintient l’appel à descendre dans la rue. Sous pression politique, les jeunes ne sont plus sur la même longueur d’onde quant à la suite à y donner.
Dans un communiqué publié avant-hier, le Collectif des mouvements Gen Z, a décidé de suspendre la manifestation prévue ce jour dans la Capitale, invoquant que des discussions sont engagées avec les autorités. Selon ses représentants, une rencontre a eu lieu avec le président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, ouvrant la voie à une possible collaboration avec le pouvoir.
Le mouvement affirme désormais vouloir privilégier la mise en œuvre d’un « protocole d’accord ». Selon la déclaration, il se dégage ainsi de toute responsabilité concernant d’éventuels troubles qui pourraient survenir ce jour.
De son côté, sur les réseaux sociaux, la Gen Z Madagascar a fait des déclarations contradictoires à ce sujet. La page GEN Z 261 a confirmé le maintien de la manifestation de ce jour, avec un départ fixé à Ambohijatovo avant de rejoindra la place du 13 Mai. Les revendications, restent inchangées, à savoir la dissolution des institutions de la 4e République.
Les arrestations se poursuivent
Toutefois, malgré la décision du collectif des mouvements Gen Z, de suspendre la manifestation et leur volonté de s’asseoir à la table de négociation, les arrestations à l’encontre de leur membre, se poursuivent. En effet, plusieurs militants du mouvement ont été arrêtés mercredi, dont Rija et Dr Carine, membres de la Gen Z 261.
Selon sa famille, cette dernière serait détenue à la brigade Tana ville de Betongolo après son arrestation à Ivato mercredi. Les jeunes militants dénoncent alors des arrestations qu’ils jugent illégales et exigent la transparence sur les enquêtes en cours. C’est le cas de Mikolo, une des grandes figures du mouvement Gen Z.
Appel à la communauté internationale
Dans un communiqué adressé à la communauté internationale, le mouvement Gen Z Madagascar va même plus loin, dénoçant des atteintes graves aux libertés fondamentales et des violences subies par certains de ses membres. Il appelle à une mobilisation extérieure pour garantir le respect de l’État de droit, inscrivant ainsi la crise dans une dimension qui dépasse le cadre national.
Entre volonté d’apaisement et maintien d’une ligne contestataire, le mouvement Gen Z se trouve aujourd’hui à un tournant. La suspension de la manifestation par une partie de ses responsables peut être interprétée comme une tentative d’ouverture politique. Mais le maintien de l’appel à manifester par d’autres composantes traduit une défiance persistante et une détermination intacte.
Tivo Rasam




