Sous l’égide de son coordonateur, le général Ramasy Heritiana Razafindratovo, l’Unité de coordination de reconstruction (UCR) entre actuellement en phase de reconstruction de Toamasina, succédant ainsi à la phase d’urgence du Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC). «L’objectif de cette phase est que Toamasina bénéficie d’une population résiliente dans un environnement sécurisé face aux aléas climatiques», a indiqué le coordonateur de l’UCR, lors de son intervention sur les ondes nationales hier, mettant en exergue l’importance de l’adhésion de tous à cet objectif.
Tout en soulignant la poursuite de la collaboration avec le BNGRC, l’UCR a défini plusieurs axes stratégiques pour mener à bien sa mission. Entre autres, la réhabilitation des infrastructures publiques avec en priorité la reconstruction des bâtiments administratifs, des écoles et des centres de santé. La continuité de l’assainissement de la ville, la mise en œuvre de mesures d’accompagnement pour la reprise des activités économiques, la coordination des aides et la transparence, la mise en œuvre de mesures pour relancer le commerce et les activités économiques locales, notamment en sécurisant la ville ainsi que le renforcement de la résilience de la population.
D’après le général Ramasy Heritiana Razafindratovo, le rétablissement total de l’électricité d’ici la fin de ce mois d’avril, la reconstruction de 264 bâtiments administratifs ainsi que l’enlèvement de 164.000 m3 d’ordures laissées par le passage de Gezani sont parmi les défis à relever dans la ville de Toamasina.
Appui logistique
Dans la foulée, suite au passage du cyclone Gezani à Toamasina, l’ONG Humanité & Inclusion (HI) a mis en œuvre sa division technique et opérationnelle «Atlas logistique» afin de participer à la réponse d’urgence à travers la mise à disposition d’une plateforme de stockage mutualisée aux acteurs humanitaires. «L’objectif est de renforcer l’efficacité opérationnelle des intervenants, tout en réduisant les coûts logistiques et en maximisant par conséquent l’impact des aides humanitaires», a fait savoir l’ONG.
Financée par l’aide humanitaire de l’Union européenne, cette initiative est menée en consortium avec Action contre la faim (ACF), Médecins du monde France et Asos Madagascar.
Sera R.




