Afro-folk B: Babai Lugu & Alala Katsa Katsa  ont fait un tabac à Antsahamanitra

Un afro-folk vibrant, un public enthousiaste et une énergie communicative. Tous les ingrédients étaient réunis pour faire du concert de Babai Lugu & Alala Katsa Katsa un succès mémorable, hier au théâtre de verdure d’Antsahamanitra, dans un décor épuré dominé par la couleur jaune, symbole de l’identité du groupe.
Dans une épaisse fumée, la bande à Goul Adriami­hanta, Alice Fearne, Laurie Rakotomananga, Mohamed Sayon Nafi, Mous’ Kounta Boé et Amboara Ramana­misata, est montée sur scène vers 16 heures, accueillie avec ferveur par une foule déjà conquise. La liesse du public d’Antsahamanitra n’a pas faibli du début à la fin.
«Nofy adala est devenu réalité», lance Goul sur scène, en référence à l’intitulé du concert. «Allons célébrer en­semble la musique», a-t-il poursuivi.
Sans faire patienter Antsahamanitra, le groupe a interprété ses plus grands succès, à l’image de «Revi­revy Mozikaly», «Vary Masa­ka», «Andro Marary» ou en­core « Lahy Ty Raho », repris en chœur par un public de tous âges. Invité spécial de cet après-midi dominical, le guitariste Princia Razakamahefa apporte une touche particulière sur le titre « Ianao ». Le duo Kilalao, interprété avec Alice, marque également les esprits.
En première partie, Bolo régale l’assistance avec une quinzaine de titres issus de ses albums Ravitoto et Jerenty, pour ne citer que «Doudou», «Memamay», «Kompoze» et «Malalala». Sur scène, deux DJ, un guitariste solo, un claviériste et deux choristes, tous coiffés de chapeaux de paille emblématiques de la Gen Z, accompagnent le rappeur.
Parallèlement, le beatboxeur Do B fait également une apparition remarquée en qualité d’invité surprise. Il n’a pas manqué de faire la démonstration de son talent à travers ses performances et son animation.

Joachin Michaël

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