Après six années d’actions, en faveur de la protection des écosystèmes et du développement local et de la biodiversité à Madagascar, le projet de Conservation de la biodiversité et gestion durable des ressources naturelles pour le développement communautaire intégré dans les parcs nationaux de Madagascar (Biocom), porté par l’Organisation des Nations unies pour l’Education, la Science et la Culture (Unesco), prend fin.
Lancé en 2020, Biocom a ciblé des sites majeurs comme les parcs nationaux de Marojejy et d’Andohahela, ainsi que la Montagne des Français dans le Nord de Madagascar. L’objectif était de réduire les pressions sur les ressources naturelles tout en améliorant les conditions de vie des populations.
Les résultats sont significatifs : recul de la déforestation et des infractions. Des hectares de forêts ont été restaurés. Des activités durables comme la pisciculture, la riziculture ou les cultures de rente, ont été développées. En parallèle, l’éducation et la formation professionnelle, ont été renforcées.
Sur le terrain, les bénéficiaires témoignent de changements concrets. « Nous avons appris à gérer l’eau comme un bien commun. Sans la forêt, il n’y a pas d’eau », explique Todisoa Herbert, responsable d’une association locale lors de la cérémonie officielle de clôture du projet à Ivato en fin de semaine.
Même constat pour Soa Madeleine, piscicultrice, « aujourd’hui, vendre cinq kilos de poisson suffit pour payer la scolarité de mes enfants ». Jacqueline Rasoloniaina souligne l’impact social, « grâce à la formation, j’ai abandonné la vente ambulante et trouvé un métier durable ».
Outils pour la conservation
« Le projet a renforcé la résilience des communautés et la gouvernance locale », avance-t-on. « Côté éducatif, l’intégration de l’éducation au développement durable, améliore la qualité de l’enseignement », ajoute-t-on.
Pour les gestionnaires d’aires protégées, Biocom a aussi transformé les pratiques et « a révélé une conscience collective et ravivé l’espoir d’un avenir en harmonie avec la nature », témoigne une responsable des parcs nationaux. Les experts veulent notamment rappeler que « les données actualisées sur la biodiversité constituent un outil essentiel pour la conservation ».
Cette clôture marque ainsi une étape. Mais elle ouvre surtout la voie à de nouvelles actions pour préserver le patrimoine naturel malgache.
Arh.




