Loi sur la Communication médiatisée : des amendements seront soumis à l’Assemblée nationale

A l’occasion de l’ouverture de la célébration de la Journée mondiale de la liberté d’expression, hier à Anosy, le ministre de la Communication et de la culture, Gascar Fenosoa, a fait savoir que « la loi sur la communi­cation est en cours de révision », précisant qu’« elle a déjà été adoptée en Conseil de gouvernement et sera présentée prochainement en Conseil des ministres ».

L’objectif est de soumettre la loi amendée à l’Assemblée nationale, lors de la première session ordinaire aux mois de mai et juin. « Certains points ont été révisés à la suite de consultations régionales et le texte est finalisé par un comité ad hoc », a-t-il mentionné. A ce sujet, les acteurs du secteur ont été unanimes sur la nécessité de redéfinir le statut des journalistes, des influenceurs et des lanceurs d’alerte sur les réseaux sociaux, afin de les distinguer clairement.
« Une loi spécifique encadrera les lanceurs d’alerte, les créateurs de contenu et les freelances », a ajouté Gascar Fenosoa. Ce dernier a tenu à préciser que « la première mission du ministère est de mener un combat contre l’emprisonnement des journalistes pour délits de presse».
Selon ses explications, « la loi en vigueur supprime toute peine de prison et prévoit uniquement des amendes comprises entre 2 et 100 millions d’ariary», avant de s’interroger, « comment un journaliste arrive-t-il à s’acquitter d’une telle somme avec un salaire de 200. 000 à 300.000 ariary ».
Dans la foulée, il a révélé que « la loi sur l’accès à l’information publique, en discussion depuis 2004 fait actuellement l’objet d’un examen à l’Assem­blée nationale, notamment au sein des travaux de commis­sion ».
Concernant le cas de l’Ordre des Journalistes de Madagascar (OJM), il a indiqué que « les textes relatifs à sa création, à son organisation et à son statut ont été révisés avec l’ensemble des acteurs via le Comité Transitoire de l’Ordre des Journalistes de Madagascar (CTOJM) ». La mission de ce dernier, est de mettre en place le comité chargé d’organiser les élections, après recensement et délivrance des cartes professionnelles, soulignant qu’aucune nouvelle carte n’a été délivrée depuis plusieurs années.
Le ministre a insisté sur le fait que le ministère n’intervient pas directement dans ce processus, afin de garantir l’indépendance de l’OJM.

Nouvelle ère

A propos de la célébration de la Journée mondiale de la liberté d’expression, elle ne ressemble pas aux éditions précédentes. « Le 3 mai de chaque année, on se con­tentait généralement de déposer des gerbes de fleurs à Analakely pour marquer l’événement suivi d’une conférence de presse, sans réelle portée ».
Cette année, « des innovations ont été introduites », notamment « une conférence-débat, des sessions de formation pour les journalistes indépendants avec l’appui des parte­naires, ainsi qu’une reconnaissance envers les gens du métier dont leur engagement professionnel a eu un impact significatif sur le développement du pays ».

N.A

Partager sur: