L’incendie « criminel » du Rova d’Ambohidratrimo, qui va certainement renaître de ses cendres, encore une fois, devrait susciter un débat autour de la gestion du patrimoine culturel matériel à Madagascar, en ce contexte de la refondation, pas seulement politique, mais aussi culturelle.
L’absence même d’une bouche d’incendie dans ce genre de lieux sacrés, dépasse l’entendement, sans mentionner celle d’un plan de restauration et de réhabilitation ou de mise en valeur, alors que la culture est parmi la grande richesse de la Grande Île, faisant même sa fierté à l’international. Il est fondamental de tirer les leçons du passé, pour éviter un jamais deux sans trois pour le Rova d’Ambohidratrimo et prévenir des incendies criminels.
Prendre des mesures de circonstance, ne suffit pas à changer les choses et à préserver durablement ces héritages historiques et identitaires à transmettre aux générations futures.
Pour mieux valoriser, sauvegarder et protéger ces vestiges culturels, il faut repenser la politique de gestion et adopter des dispositifs de préservation dans l’air du temps si on veut vraiment faire du patrimoine matériel, un levier puissant de développement durable et socio-économique, comme c’est le cas dans d’autre pays conscients de l’importance de leur patrimoine en tant que vecteur de croissance allant de pair avec le tourisme, parmi les trois secteurs d’activités pourvoyeurs de devises à Madagascar.
Le patrimoine cultuel ne devrait pas être considéré comme le parent pauvre des politiques publiques, un domaine essentiel souvent négligé. Ailleurs, un ministère spécifique est dédié à la culture témoignant de la volonté de placer l’art et le patrimoine au cœur de l’action publique.
Rakoto




