La Grande île s’est illustrée avec panache aux championnats d’Afrique de lutte olympique disputés en Egypte du 27 avril au 2 mai, en décrochant deux médailles de bronze. Cela grâce aux performances prometteuses de Miangoty Razafimandimby en U17 43 kg et d’Eckaya Mitantsoa Ralambomanana U20 53 kg. Dans une compétition relevée, la jeunesse malgache a su se distinguer avec détermination et efficacité confirmant qu’elle constitue aujourd’hui le principal motif de satisfaction de la délégation.
Leur parcours a été marqué par un engagement constant et une belle capacité d’adaptation face à des adversaires de haut niveau. Ils ont su saisir leurs opportunités pour se hisser sur le podium, mettant en lumière le travail de formation en cours et laissant entrevoir des perspectives encourageantes pour l’avenir de la discipline à Madagascar.
En revanche, chez les seniors, la situation a été plus compliquée. Raphael Lawrence Mpandresy termine au cinquième rang en U20 dans la catégorie des 74 kg. En revanche, chez les seniors, son parcours a été rapidement stoppé. Il s’incline dès le tour préliminaire face à l’Algérien Abderrahmane Benaissa, ce qui le place finalement à la 9e position.
Redonner l’élan
Du côté des 79 kg, Rhino Razafinjato connaît également un début de compétition difficile, battu lors de son premier combat par l’Algérien Abdelkader Ikkal. Repêché dans la course aux médailles, il parvient à rebondir en dominant le Burundais Abou NafouZorome, avant de céder dans la rencontre décisive pour la troisième place contre le Nigérian Solomon Ulabo. Il clôt son tournoi au cinquième rang.
Le président de la Fédération, Mamitiana Raveloson, n’a pas éludé ces constats. « Les lutteurs malgaches ont manqué d’audace en adoptant une approche trop défensive face à des adversaires maghrébins expérimentés. Le tirage au sort ne nous a pas épargnés, car nos représentants ont dû affronter dès leur entrée en lice des compétiteurs redoutables venus d’Afrique du Nord », a-t-il expliqué.
Malgré ces difficultés chez les seniors, les résultats enregistrés chez les jeunes redonnent de l’élan à la lutte malgache qui semble pouvoir compter sur une nouvelle génération ambitieuse pour rivaliser davantage sur la scène continentale.
Soafara Pharlin




