Dans une étape jugée structurante pour l’avenir du système sanitaire national, Madagascar a officiellement validé ses principaux outils de gouvernance de l’approche « Une seule santé » ou « One Health ». Une décision stratégique qui vise à renforcer l’intégration entre santé humaine, santé animale et environnement.
Réunis lors d’un événement de haut niveau, les acteurs institutionnels ont entériné trois documents majeurs. Il s’agit du Plan d’action conjoint national 2026–2030, le manuel de gouvernance One health, ainsi que le manuel de collaboration et de partage d’informations. Ces instruments posent les bases d’une coordination plus fluide entre secteurs, souvent confrontés jusque-là à des interventions fragmentées.
Dans un contexte marqué par la montée des risques sanitaires émergents, zoonoses, crises environnementales et pressions sur les systèmes de santé, cette réforme vise à instaurer une réponse plus cohérente et anticipative. L’ambition est de mieux prévenir, détecter et gérer les menaces à l’interface entre l’humain, l’animal et les écosystèmes.
Action commune
Elaborés avec l’appui technique de l’OMS Madagascar et le soutien de la Banque mondiale à travers le projet PPSB, ces outils traduisent une volonté de structuration durable. Ils permettent notamment de clarifier les mécanismes de gouvernance, de renforcer les capacités institutionnelles et d’améliorer la circulation sécurisée de l’information entre les acteurs concernés.
Cette dynamique s’accompagne d’un travail opérationnel sur le terrain. Les membres du Comité technique de la Plateforme Une seule santé ont récemment bénéficié d’un atelier de renforcement des capacités, visant à harmoniser les compréhensions et à consolider la coordination multisectorielle.
Les ministères clés, santé publique, élevage, environnement, agriculture et pêche, ainsi que les partenaires techniques et financiers, s’inscrivent dans cette nouvelle logique collaborative.
Fahranarison




