Après plus d’une décennie d’attente, la gare routière d’Amoronakona s’apprête enfin à entrer en service. Située sur le bypass et destinée à structurer les flux des axes RN2 (Antananarivo–Toamasina) et RN7 (Antananarivo– Fianarantsoa–Toliara), cette infrastructure stratégique devrait être opérationnelle avant le 26 juin.
Déblocage institutionnel et transfert officiel à l’Etat. Le projet a connu une avancée décisive à la suite de négociations menées par le ministre des Transports et de la météorologie, Herizo Andria Rama, avec les responsables de Jovena et du groupe Axian, constructeurs du site. Resté inactif pendant environ 10 ans, l’ensemble du complexe a finalement été remis officiellement à l’Etat malgache, via la remise des clés par les dirigeants des deux entités privées lors d’une descente sur les lieux, hier.
Le site, d’une superficie d’environ 21.000 m², comprend une gare routière entièrement équipée, 110 boxes déjà attribués à l’époque, et une capacité d’accueil estimée à près de 200 taxis-brousse. Les stations-service et les activités commerciales de Jovena resteront toutefois opérationnelles sur place.
Une infrastructure pensée pour désengorger la capitale
La mise en service de la gare vise à réorganiser profondément le transport interurbain dans la capitale. Une partie des taxis-brousse actuellement stationnés à la gare routière Fasan’ny Karana sera progressivement transférée vers Amoronakona, tandis qu’une répartition plus équilibrée des flux est prévue avec d’autres pôles comme la gare Maki et les navettes vers l’aéroport d’Ivato.
Les autorités locales et municipales travaillent également sur la gestion des abords, la circulation et la sécurité afin d’éviter les congestions et améliorer la fluidité urbaine.
Une vision de transport moderne et digitalisé
Au-delà de la simple infrastructure, le projet s’inscrit dans une ambition de modernisation du transport public. La gare est conçue pour intégrer des standards contemporains : vidéosurveillance, point internet, digitalisation des services, billets numériques, et réservation en ligne.
A terme, un système de suivi GPS des véhicules est envisagé, incluant contrôle de vitesse, alertes en cas
de panne ou d’incident, et dispositifs de sécurité renforcés pour les trajets longue distance.
Une attention particulière est portée à la gestion environnementale du site, notamment le traitement des eaux usées afin d’éviter tout impact sur l’Ikopa. Des infrastructures de proximité, incluant des dispositifs d’alimentation en eau, sont également en cours de planification.
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