Parkour malgache: les athlètes restent à quai, pas les dirigeants !

L’annonce est tombée comme un couperet. Madagascar ne sera pas représenté à l’étape de la Coupe du Monde de Parkour de Montpellier (13-17 mai 2026). Dans un communiqué officiel, l’équipe malgache invoque des « contraintes administratives » liées à l’enregistrement de la délégation auprès de la fédération internationale de gymnastique (FIG). Un faux bond regrettable, après une mobilisation collective louable, notamment via le Forestival, événement solidaire qui a rassemblé artistes, sportifs et citoyens.

Pourtant, une lecture attentive du texte soulève des interrogations légitimes. Pourquoi les athlètes ayant bénéficié d’une collecte de fonds ont été collectés, restent-ils à terre, tandis qu’Antonio Faliniaina, figure centrale du Parkour malgache, se rendra bel et bien à Montpellier pour participer au « Urban Sport Summit », sommet parallèle consacré aux sports urbains et à la jeunesse.

Antonio Faliniaina n’est pas n’importe qui : ambassadeur du Parkour, expert FIG, coach, président de l’association Traceurs Gasy et acteur majeur du développement de la discipline dans le pays. Son rôle est incontestablement positif pour la visibilité internationale de Madagascar.

Mais le contraste est saisissant. Des athlètes qui se préparaient en Speed et Freestyle, voient leur rêve s’envoler pour des raisons « fédérales » qui n’ont pas pu être finalisées dans les délais. A noter qu’auparavant, le pays a déjà participé à ce rendez-vous.

Naisa

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