Antananarivo face à une grave pénurie d’eau ! Les habitants d’Antananarivo continuent de subir les conséquences des coupures d’eau et du système de tours d’eau appliqué par la Jirama. La capitale fait face à une forte insuffisance de production, alors que la demande ne cesse d’augmenter.
Selon la ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène (MEAH), Dr Elia Minosoa Anjaratiana Razafindrianiaina, le déficit de production atteint actuellement 144.000 m³ par jour dans la capitale. «L’eau est insuffisante, aussi bien à Antananarivo qu’au niveau national», a-t-elle déclaré lors d’une rencontre avec la presse à Ankorondrano, mercredi.
Cette situation pousse la Jirama à instaurer des «tours d’eau» dans plusieurs quartiers. Les habitants dénoncent des interruptions répétées et des difficultés d’accès à l’eau potable. La vétusté des infrastructures de distribution aggrave également le problème. Une grande quantité d’eau se perd encore à cause des fuites sur le réseau.
La ministre reconnaît l’ampleur du défi. «Nous nous efforçons de résoudre ce problème de l’eau», a-t-elle affirmé. Elle rappelle que l’amélioration de l’approvisionnement en eau figure parmi les six priorités du gouvernement de la Refondation. Cependant, la Jirama reste le principal acteur chargé d’assurer la distribution de l’eau dans les ménages, à Antananarivo comme dans les régions. «La Jirama doit améliorer la qualité de ses services et financer les infrastructures nécessaires», a souligné la ministre.
Paaep, Tana Water III, PIAA2…
Face à l’urgence, plusieurs projets sont en cours. Entre septembre 2025 et mai 2026, le ministère a installé ou réhabilité 543 infrastructures d’adduction d’eau potable à travers le pays. Certains ouvrages ont été reconstruits, tandis que d’anciens projets inachevés ont été repris et finalisés.
Dans la capitale, les autorités misent notamment sur le Projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable de Madagascar (Paaep), le programme Tana Water III et la deuxième phase du Programme intégré d’assainissement d’Antananarivo (PIAA2). Le MEAH apporte également un soutien matériel et technique à la Jirama pour accélérer les travaux de réhabilitation.
L’un des projets les plus attendus concerne Mandroseza I et Mandroseza II. Le premier essai des nouvelles infrastructures est prévu ce vendredi 15 mai. Selon la ministre, la production de Mandroseza II atteindra 20.000 m³ d’eau par jour, tandis que celle de Mandroseza I s’élèvera à 120.000 m³ par jour.
Les travaux, lancés en avril 2025 dans le cadre du Paaep, doivent améliorer l’approvisionnement des zones les plus vulnérables et réduire les coupures d’eau sur le réseau de distribution.
Arh.




