Les demandes d’équivalence administrative pourraient bientôt se faire en ligne et être traitées beaucoup plus rapidement. Le ministère du Travail, de l’emploi, de la fonction publique et des lois sociales (MTefop) prépare actuellement une plateforme numérique destinée à moderniser cette procédure souvent jugée longue et contraignante.
Porté avec l’appui de l’Unité de gouvernance digitale (UGD) et d’experts universitaires du département Mathématiques, informatique et statistique appliquée (Misa), le projet ambitionne de réduire fortement les délais de traitement, avec des demandes qui pourraient être délivrées en une seule journée. Un atelier technique réunissant les acteurs de cette réforme s’est d’ailleurs tenu du 11 au 13 mai afin d’accélérer la concrétisation du projet.
Une démarche accessible depuis les 24 régions
La future plateforme permettra aux usagers des 24 régions d’effectuer leurs demandes à distance, sans devoir se déplacer vers les services centraux. Les autorités misent ainsi sur une administration plus accessible et plus rapide.
Cette transition numérique s’accompagne d’un important travail de digitalisation des archives administratives. Plus de 130.000 pages de registres sont actuellement en cours de numérisation afin de permettre le fonctionnement du futur système.
Pour Ravaka Raharinjato, directeur de la formation et du renforcement des compétences des agents publics (DFPAE) au sein de la Direction générale de la Fonction publique (DGfop), «la digitalisation contribue à la lutte contre la corruption, car elle réduit les lenteurs administratives et les pertes de dossiers». Prévue pour juin 2026 avant une phase de test technique, la future plateforme s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des services publics.
Fahranarison




