Il n’y a pas de période favorable ou défavorable aux incendies. Presque tout au long de l’année, le feu peut ravager, mais la période d’étiage est particulièrement dangereuse à cause du manque d’eau nécessaire pour éteindre les flammes. Et, les cases en bois sont particulièrement vulnérables, comme c’étaient les cas à Ampandrana-Besarety et Ampasika dans la nuit d’avant-hier à hier. Bilan : deux morts et 7 tonnes de raphia réduites en cendres, en plus d’autres objets calcinés.
Hier peu après minuit, une cabane en bois a pris feu à Ampandrana-Besarety. Deux personnes y ont laissé la vie, à savoir un père de famille âgé de 47 ans et son fils âgé de 12 ans. Leurs corps ont été totalement calcinés. Le fokonolona est parvenu à maîtriser l’incendie quelques minutes plus tard sans l’intervention des sapeurs-pompiers.
L’explosion d’un poste radio aurait provoqué l’incendie, selon les riverains. Le Bureau municipal d’hygiène (BMH) a envoyé son personnel récupérer les corps la nuit-même. Par contre, le commissariat de Sécurité publique (CSP3) n’a été avisé qu’hier vers 7h. Il a quand même dépêché ses hommes sur place pour ouvrir une enquête.
Les proches des victimes redoutent l’origine de l’incendie et la réaction tardive des riverains pour sauver les deux personnes piégées à l’intérieur de la cabane. « Comment se fait-il que le voisinage n’entende pas l’appel de détresse de l’adolescent au point qu’il a essayé de circonscrire le feu au lieu de sauver les deux occupants de la cabane ? », s’est demandée une dame.
Entrepôt de raphia
Quelques heures avant cela à Ampasika Atsimo, sur la rive du fleuve Ikopa, une case en bois servant de dépôt de raphia, a également pris feu, vers 21h. L’origine du feu reste indéterminée, tandis que le préjudice s’élève à environ 7 tonnes de raphia. Pour autant, le drame n’a fait aucun mort ni blessé. La police, la gendarmerie et les sapeurs-pompiers sont tous venus sur place pour mener leur mission respective. Le feu a été maîtrisé vers 22h30.
LR




