La protection sociale change progressivement de dimension. Au-delà des aides ponctuelles, les autorités veulent désormais bâtir un système plus structuré, capable d’identifier précisément les ménages vulnérables et de mieux orienter les interventions publiques. Le lancement du Mois de la protection sociale, organisé au Parvis Analakely à l’occasion de la Journée internationale de la famille, a servi de cadre à cette nouvelle orientation. L’objectif affiché est clair : ne laisser aucun citoyen en marge des politiques de développement.
Sur place, la ministre Voahanginirina Cathia Rakotoniaina a insisté sur la nécessité de faire de la protection sociale un véritable levier de développement humain et non une simple assistance d’urgence.
Plusieurs programmes sociaux ont été mis en avant, notamment Asa avotra mirindra, Vatsin’ankohonana, Fiavota pour les régions du Sud ainsi que les interventions d’urgence du projet Haraton’aina. Lors de la cérémonie, des aides directes ont été distribuées à des personnes âgées, des personnes en situation de handicap et des familles en difficulté issus de 120 ménages, illustrant la volonté d’agir immédiatement sur le terrain.
Mais au-delà de ces actions visibles, le véritable pivot de la stratégie gouvernementale reste le Registre social unique (RSU).
Pour le Général Marcellin Zafitasondry, présent lors de la cérémonie, la protection des populations vulnérables constitue une priorité nationale dans un contexte de fortes inégalités sociales.
Fahranarison




