Echange continental : Madagascar intégrera dans quelques mois le marché de ZLECAf

« Plus que quelques mois et Madagascar pourra profiter du marché de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) », a déclaré Tiava Rajohnson, directrice générale du commerce extérieur (DGCE), lors d’un atelier consacré à la présentation des résultats à ce sujet, hier à l’hôtel Le Pavé Antaninarenina. Pour rappel, Madagascar a signé l’accord portant création de la ZLECAf le 21 mars 2018 et l’a ratifié en 2024.  

«Cet atelier a pour objectif de mettre sur pied un comité national de suivi pour la ZLECAf réunissant des acteurs publics et privés, notamment pour assurer nos engagements vis-à-vis du marché et équilibrer la balance commerciale pour que Madagascar ne se contente pas d’importer, mais exporte également », a-t-elle noté.
« Madagascar est en pleine négociation et il ne reste plus qu’à attendre l’étape administrative, c’est-à-dire la consolidation du droit douanier au sein de la ZLECAf, pour pouvoir exporter vers ce marché » a-t-elle insisté tout en notant qu’il n’y a pas de taxes sur ce marché, sauf pour les produits sensibles.
La DGCE a également avancé que Madagascar est prêt à bénéficier des retombées de ce marché qui regroupe plus de 50 pays et près de 3 milliards de consommateurs.
« Pour 95 % des produits, les droits de douane sont fixés à 0 % », a affirmé Tiava Rajohnson.

Profiter du retard
Pour sa part, le représentant du responsable pays de la Banque africaine de Déve­loppement (Bad), Donatien Kouassi a évoqué que Ma­dagascar accuse un retard relatif par rapport à son intégration à la ZLECAf.
« Si d’autres pays ont déjà intégré ce marché depuis 2021 en se lançant sur un marché encore inconnu, de par son retard Madagascar a la chance d’analyser les faits et d’éviter de se lancer à l’aveugle », aindiqué Njara Rarivojaona, con­sultant.
Le représentant du res­ponsable de la Bad a également affirmé que Mada­gascar peut transformer ce retard en un réel avantage pour pouvoir examiner les meilleures pratiques, afin d’ensuite concevoir un modèle pour être le plus performant possible sur ce marché.
« Comme il s’agit d’un marché, la recherche de performance ne relève pas seulement de l’Etat ni du secteur privé, mais cela requiert l’implication de toutes les parties prenantes », a souligné Heriniaina Ramananarivo, coordonnateur du Projet d’Appui à la mise en œuvre de la ZLECAf.

Jean Riana

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