Longtemps restés dans l’ombre malgré leur rôle essentiel sur le terrain, les agents communautaires (AC) de santé pourraient bientôt bénéficier d’un véritable statut et d’un appui durable de l’Etat. Cette semaine, un atelier stratégique consacré à l’encadrement de ces acteurs de première ligne s’est tenu après les échanges de l’Assemblée mondiale de la santé organisée récemment à Genève (Suisse).
Présents jusque dans les zones les plus enclavées, les AC assurent au quotidien des missions cruciales : sensibilisation sanitaire, suivi des mères et des enfants, conseils de prévention ou encore premiers soins en cas d’urgence. Dans plusieurs localités rurales, ils constituent souvent le premier recours des habitants face à la maladie.
Jusqu’ici, ces hommes et femmes accomplissent pourtant leur mission de manière bénévole. Formés aux soins de base et à la prise en charge des maladies courantes, ils travaillent essentiellement par engagement communautaire, malgré des conditions souvent précaires.
Un maillon indispensable du système de santé
Considérés comme des piliers de la santé publique de proximité, les AC jouent un rôle déterminant dans la prévention des complications médicales et le rapprochement des services de santé auprès des populations éloignées des centres médicaux.
Face à cette réalité, les autorités entendent désormais renforcer leur cadre de travail. Les discussions portent notamment sur l’instauration d’un soutien financier régulier afin de valoriser leur engagement et garantir une meilleure stabilité dans leurs missions. Cette revendication est actuellement intégrée aux réflexions autour de la révision du budget de l’Etat.
L’atelier a réuni plusieurs acteurs du secteur sanitaire ainsi que des représentants institutionnels engagés dans la réforme du système de santé de base. Une initiative qui marque une nouvelle étape vers la reconnaissance officielle de ces acteurs longtemps considérés comme les oubliés de la santé publique.
Fahranarison




