L’enquête sur les présumés détournements de deniers publics révélés par le rapport de la Cour des comptes suit actuellement son cours administratif et judiciaire. Selon les explications fournies par Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice, la procédure prévoit la saisine de l’Inspection Générale de l’État (IGE) dès lors que des soupçons de malversations financières impliquant des fonds publics sont relevés.
A la suite du rapport de la Cour des comptes, la Présidence de la République a ainsi mandaté l’IGE afin de mener des investigations sur les personnes et les départements cités dans le dossier. Cette mission s’inscrit dans le cadre d’une enquête préliminaire destinée à établir les responsabilités éventuelles et à réunir les éléments nécessaires à la poursuite de la procédure.
Fanirisoa Ernaivo rappelle que la législation impose la production d’un rapport d’inspection de l’IGE avant toute transmission du dossier à la justice. Ce document constitue une étape essentielle du processus et conditionne la poursuite des investigations par les organes spécialisés.
Les juridictions concernées, de même que le Bureau Indépendant Anti-corruption (Bianco) et le Pôle Anti-Corruption (Pac), indiquent être dans l’attente de ce rapport. Une fois celui-ci remis, le Bianco pourra procéder à ses propres vérifications avant, le cas échéant, de saisir le Pac pour les suites judiciaires appropriées.
Selon les informations disponibles, un délai de 45 jours avait été accordé à l’IGE pour accomplir sa mission. Toutefois, ce délai serait désormais expiré sans que le rapport attendu n’ait encore été transmis aux instances concernées.
N.A




