Varuna SD et Varuna Living Forest: quatre ans d’actions en faveur de la biodiversité de l’océan Indien

Antananarivo a accueilli, du 2 au 4 juin, la cérémonie de clôture des projets Varuna Science de la Durabilité (SD) et Varuna Living Forest (LF), à l’hôtel Carlton Anosy, réunissant chercheurs, autorités, ONG, journalistes, étudiants et communautés locales autour d’un objectif commun : renforcer la protection de la biodiversité dans le Sud-ouest de l’océan Indien.

Financé par l’Agence française de développement (AFD) et coordonné par Expertise France, le programme Varuna, représente un investissement de 10 millions d’euros déployé depuis 2022 à travers huit projets structurants dans la région.
Pour la coordonnatrice du projet Varuna Living Forest au Centre de coopération internationale en re­cherche agronomique pour le développement (Cirad), Frédérique Jankowski, «Le programme cherchait à créer des réseaux structurants ca­pables d’agir sur les enjeux de biodiversité, à mobiliser le secteur privé et à renforcer le dialogue entre sciences et sociétés».
L’un des principaux acquis du projet Varuna LF réside dans la création de trois «Laboratoires Vivants Territoriaux» à Madagascar et aux Comores. Implantés à Tampolo, près de Fénérive-Est, dans la région de Rano­mafana à Fianarantsoa et sur l’île de Mohéli, ces espaces rassemblent chercheurs, au­torités locales, ONG et communautés pour expérimenter des solutions adaptées aux réalités du terrain.
«Nous avons expérimenté une quinzaine d’innovations sociales et techniques. Aujourd’hui, plus de 1.000 personnes participent à ces initiatives pour améliorer la gouvernance de la biodiversité», souligne Frédérique Jankowski.

Sciences et sociétés

De son côté, le projet Varuna SD, piloté par l’Ins­titut de recherche pour le développement (IRD), a misé sur le rapprochement entre science et société. Son responsable, Philippe Méral, explique : «Notre objectif était de faire sortir les résultats scientifiques dans la sphère publique, en travaillant étroitement avec les médias, les ONG et les associations locales».

Le projet a donné naissance à plusieurs outils de sensibilisation : films participatifs, ateliers multi-acteurs, vidéos ePOP et une exposition itinérante sur la biodiversité. «Cette exposition a circulé dans tout Madagas­car et a déjà touché plus de 34.000 visiteurs», précise Philippe Méral.
Autant les initiateurs du projet que les parties prenantes ont affiché leur volonté d’inscrire les acquis dans la durée. Des supports pédagogiques et scientifiques ont été remis aux partenaires nationaux et locaux afin de poursuivre les efforts engagés. Pour les porteurs du programme, l’enjeu reste de transformer les connaissances scientifiques en actions concrètes au service des territoires et de la biodiversité.

Arh.

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