Après plusieurs mois d’arrêt, le téléphérique s’apprête à reprendre progressivement du service. Le gouvernement mise sur la remise en exploitation de ce transport par câble, pour réduire le poids de la dette contractée pour sa construction, estimée à plus de 780 milliards d’ariary. La première ligne concernée sera celle reliant Ivandry à Ambatobe, dont la réouverture est annoncée dans les prochains mois. L’objectif affiché par les autorités est de remettre en service l’ensemble du réseau avant la fin de l’année 2026.
Pour le ministère des Transports et de la météorologie, laisser le téléphérique à l’arrêt, n’est plus une option. «La remise en service du téléphérique figure parmi nos priorités», a affirmé le directeur général des Transports terrestres, Désiré Ranarison. Selon lui, l’Etat doit encore honorer jusqu’en 2034 le remboursement des emprunts ayant financé ce projet d’envergure.
Un lourd héritage financier
Le téléphérique lancé sous le premier mandat de l’ancien président Andry Rajoelina, continue en effet de peser sur les finances publiques. La dette liée à sa réalisation est évaluée à environ 150 millions d’euros, soit plus de 780 milliards d’ariary.
Face à cette situation, les partisans du projet estiment que l’exploitation commerciale du réseau pourrait contribuer à générer des recettes et à atténuer la pression financière supportée par l’Etat. Les autorités évoquent également la nécessité de mettre en place un modèle de gestion durable, afin d’assurer la viabilité de l’infrastructure sur le long terme. Au-delà de l’enjeu financier, le téléphérique est présenté comme une solution complémentaire aux embouteillages chroniques qui paralysent quotidiennement la capitale.
Fahranarison




