Après un mois et demi de suspension de ses formations, l’Ecole nationale de l’enseignement de l’aéronautique et de la météorologie (Eneam) vient de retrouver son agrément lors d’une cérémonie officielle qui s’est déroulée hier à Ivato.
De ce fait, cet établissement qui s’est vu retirer son agrément par l’Aviation civile de Madagascar (ACM), le 10 avril 2026, suite à la détection de plusieurs cas de non-conformité aux standards aéronautiques internationaux, peut dorénavant procéder à la reprise de ses activités pédagogiques et à la poursuite des cursus de ses élèves pilotes et agents techniques.
Cette décision intervient à l’issue d’un processus de mise en conformité engagé à la suite des audits qui avaient révélé diverses insuffisances au sein de l’établissement. « Cette suspension temporaire des activités de l’Eneam avait pour objectif de recadrer l’établissement, étant donné que le secteur de l’aviation requiert du sérieux », a déclaré Alban Rakotoarisoa, Directeur général de l’ACM. La Directrice générale de l’Eneam, Nadia Rindrasoa a également évoqué lors de son discours l’importance de la sécurité dans le domaine de l’aviation.
Dans ce cadre, Alban Rakotoarisoa a tenu à spécifier que ce genre de situation qui pousse à prendre des décisions drastiques est non seulement déshonorant pour les étudiants en formation, mais aussi pour les employés de l’établissement. Pour y remédier, il a lancé un appel au DG de l’Eneam qu’en cas de non-conformité, il faut penser à les résoudre dans l’immédiat. Il a aussi avancé la nécessité de l’amélioration continue de la qualité de la formation suivant les évolutions technologiques. « La fermeture de l’école n’a pas été une perte, mais une opportunité d’amélioration. Nous pouvons désormais être fiers d’affirmer qu’il s’agit d’un établissement de qualité et digne de confiance », a insisté Herizo Andrianavalona Ramanambola, ministre des Transports et de la météorologie.
Le Haut Conseiller de la Refondation, le colonel Gervais Andriamiarisoa a quant à lui utilisé un proverbe malgache « Soa lavo, hahay hamindra », ce qui signifie qu’il faut apprendre de ses erreurs. La reprise des activités devrait contribuer à répondre aux besoins croissants du secteur aérien national en personnel qualifié, qu’il s’agisse de pilotes, d’agents techniques d’exploitation ou de spécialistes de la météorologie aéronautique.
Jean Riana




