Employabilité des jeunes: Inadéquation persistante entre formation et besoins du marché

« Le décalage persiste entre les compétences acquises par les jeunes diplômés et les besoins réels du marché du travail», a déclaré Misa Rasolofoarison, secrétaire générale (SG) du ministère du Commerce et de la consommation (MCC), à l’occasion de la présentation des résultats d’une étude sur la formation des jeunes face aux défis du marché du travail africain, en lien avec l’intégration de Madagascar dans la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (Zlecaf), hier à l’Hôtel de Ville d’Analakely.

Ce décalage persistant met en lumière l’inadéquation entre les curricula de formation et les exigences du monde professionnel, dans un contexte d’intégration régionale notamment dans la Zlecaf.
«A ce propos, des démarches de lobbying sont en cours, afin de permettre à Madagascar de réintégrer l’Union africaine (UA)», a précisé Misa Rasolofoarison. Elle a ajouté que la Zlecaf est déjà en place et que tout dépend désormais du rétablissement du statu quo au sein de l’UA.
Dans ce contexte, le Pro­jet d’Appui à la mise en œuvre de la Zlecaf (PA-Zle­caf), financé par la Banque africaine de Développement (Bad) joue un rôle stratégique, en cherchant à adapter les compétences des jeunes aux opportunités offertes par le marché continental. Toutefois, les défis restent importants et nécessitent des réformes continues pour transformer le potentiel des jeunes diplômés en une véritable force productive pour l’économie.
Inadéquation formation-emploi
Le coordonnateur du projet d’appui à la mise en œuvre de la Zlecaf, Heriniaina Ramananarivo, a tenu à mettre en avant la nécessité de renforcer les compétences afin de pouvoir répondre aux besoins du marché. Il a reconnu que Madagascar accuse un certain retard dans ce domaine. Par ailleurs, en termes de rémunération, les emplois dans le cadre de la Zlecaf sont mieux payés que dans le pays même si le niveau de compétence est similaire.
« Avec l’arrivée de l’entreprise Qit Madagascar Minerals (QMM), le pays a dû faire appel à des compétences extérieures en raison du manque de savoir-faire local. Il en a été de même avec l’arrivée d’Ambato­vy. Aujourd’hui, avec des ini­tiatives comme Vara Mada, la question qui se pose est de savoir si nous sommes réellement prêts », a-t-il noté.

Jean Riana

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