Convention des Nations unies contre la corruption: les progrès réalisés par Madagascar, à l’heure de l’évaluation

S’inscrivant dans le cadre du deuxième cycle du Mécanisme d’examen de l’application de la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC), le dispositif de lutte contre la corruption, adopté par Madagascar, fait l’objet d’une évaluation internationale, du 30 juin au 2 juillet.

Des experts mandatés par la Tanzanie et Djibouti, deux Etats parties examinateurs, sont en mission dans le pays afin d’évaluer les progrès accomplis par Madagascar dans la mise en œuvre des dispositions de la Convention, notamment en matière de prévention de la corruption et de recouvrement des avoirs illicites.
Pendant trois jours, les experts échangeront avec les principaux acteurs nationaux de la lutte contre la corruption au Novotel Alaro­bia, sous la coordination du Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité (CSI) et du Bureau Indépendant Anti-Corruption (Bianco), avec l’appui technique de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).
Selon le directeur général du Bianco, Gaby Nestor Razakamanantsoa, « cette évaluation portera principalement sur les résultats obtenus dans la prévention et la répression de la corruption, ainsi que sur l’efficacité des mécanismes de recouvrement des biens acquis de manière illicite ».
Les examinateurs passeront en revue les réformes engagées par Madagascar, notamment le renforcement du Système anti-corruption, l’adoption de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption 2025-2030 et le déploiement progressif des politiques internes de lutte contre la corruption au sein des ministères. Une attention particulière sera accordée aux secteurs les plus exposés aux risques de corruption, tels que le foncier, les marchés publics, les douanes, la justice, les forces de sécurité et la gestion des ressources naturelles.
En outre, l’évaluation permettra également d’identifier les insuffisances dans l’application de la Conven­tion, qu’il s’agisse de dispositions encore incomplètement transposées dans le droit national, de mesures insuffisamment appliquées ou d’écarts entre les textes et leur mise en œuvre.
Concernant le recouvrement des avoirs illicites, les experts évalueront aussi les progrès réalisés par l’Agence de Recouvrement des Avoirs Illicites (Arai), les Pôles Anti-Corruption (Pac) et grâce à des mécanismes de coopération judiciaire et financière. Les discussions porteront également sur la traçabilité des flux financiers, les procédures de gel, de saisie et de confiscation des biens, ainsi que la coopération internationale en matière d’entraide judiciaire, d’extradition, de partage d’informations et de restitution des avoirs.

N.A

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