Comme une fatalité

Après quelques mois de répit et de sérénité, sans se demander si « Mandeha ve ny jiro ? », une fois rentrés à la maison, qui se traduit littérallement par, « est-ce que le courant est-il coupé ? », plusieurs localités de la capitale et ses environs, vivent à nouveau au rythme du délestage. Le cauchemar tournant de Tananariviens semble être de retour en force qui n’hésitent pas à faire part de leurs frustrations sur les réseaux sociaux. Un déluge de publications critiques, inonde la toile comme par le «passé ».
En fait, il a été dit qu’il n’y a plus de délestage dans la Capitale, mais des coupures dues à une panne technique ou à des travaux de maintenance comme c’est le cas actuellement, sur le groupe électrogène DG2 de la centrale Afripower de Mandroseza, d’après la Jirama. A ce sujet, la société nationale tente de rassurer les usagers en les informant de la situation et de l’évolution des travaux en cours, pour rétablir au plus vite l’approvisionnement en électricité.
En attendant, chaque localité a son lot de coupures de courant d’une durée de 45 minutes. Et il faut s’y faire car les coupures ne sont que temporaires, alors que les délestages sont durables qui riment avec la période d’étiage battant également son plein en ce moment. Mais peu importe les termes utilisés, pour les habitants de la Capitale qui en ont vu de toutes les couleurs, c’est du pareil au même, surtout que la situation est devenue invivable au point de bousculer les habitudes avec des impacts négatifs sur le quotidien de la population.
Mais le retour à la normale est annoncé pour ce jour, à en croire les explications de la Jirama. La fin du calvaire donc pour les habitants situés dans les axes frappés de plein fouet qui ne décolèrent pas. Mais face à la vétusté du réseau et des installations, les pannes techniques peuvent survenir à tout moment obligeant la Jirama à programmer un délestage tournant, comme une fatalité.

JR.

Partager sur: