S’agit-il de drones d’espion capables de capturer des images et des vidéos de qualité depuis les airs ou de drones de combat, armés pour des missions de frappe où même de drones pour tournage vidéo ? D’où proviennent-ils ? Qui se trouve derrière les manettes ?
Beaucoup de questions, peu de réponses pour le moment. Bien évidemment, le pouvoir en place sur le qui-vive et ses gardes ces derniers temps, ne compte pas en rester là, surtout après ce qui vient de se passer à Ivandry vendredi soir, sur le chemin menant vers la résidence du colonel Michaël Randrianirina.
C’était une scène digne d’un film d’action militaire dans lequel la garde présidentielle en ordre de bataille pour protéger la vie du président, sous la menace des drones, a utilisé leurs armes à feu. Les balles pleuvent en direction des engins dont les personnes aux commandes ont réussi à éviter les tirs avant de les faire revenir.
D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que des drones suspects ont été repérés au-dessus du convoi présidentiel, voir même de la résidence du chef de l’Etat à Ivandry. L’enquête est en cours pour faire la lumière sur cette affaire, qui va certainement aboutir à des perquisitions et arrestations. Il y a là une volonté de créer de la psychose, a même déclaré Michaël Randrianirina, samedi, tout en appelant la population à dénoncer les coupables.
Pour l’heure, beaucoup de zones d’ombre subsistent. Certains avancent même qu’il s’agit d’une blague de mauvais goût, pour effectivement provoquer une véritable psychose collective. Mais dans tous les cas, cette affaire n’en restera pas là. Désormais, gare aux drones suspects détectés au-dessus du cortège de Michaël Randrianirina, ils sont dans la ligne de mire de la garde présidentielle, déterminée à les abattre sans sommation. Drones des choses !
JR.




