Le Groupement pétrolier de Madagascar (GPM) a pris position, après l’adoption par l’Assemblée nationale de la loi n°021/2026 régissant le secteur pétrolier aval. Dans un communiqué publié le 7 juillet, l’organisation dit « prendre acte » de cette réforme. Le GPM déclare surtout regretter « l’absence de concertation ayant entouré son élaboration et son examen ».
Le GPM souligne que cette loi concerne un secteur stratégique, vital pour les transports, les entreprises, les services publics et l’ensemble de l’économie nationale. « Le carburant demeure un produit sensible, au cœur de la sécurité énergétique du pays », précise l’organisation.
Alors que les textes d’application doivent encore être rédigés, le GPM plaide pour une approche inclusive. Il souhaite être associé, aux côtés des pouvoirs publics et du régulateur, à la rédaction des futurs décrets. « Notre expertise peut contribuer à anticiper les risques et à bâtir un cadre solide, équilibré et durable », affirme le groupement.
Les professionnels rappellent leur bilan depuis la libéralisation du secteur il y a 25 ans. Selon eux, le dispositif légal en vigueur a permis de développer un système d’approvisionnement fondé sur la concurrence et la transparence, favorisant l’investissement privé. « Ce modèle a modernisé les infrastructures, amélioré la qualité des produits et garanti la sécurité des approvisionnements », défend le GPM.
Malgré ses réserves, l’organisation assure vouloir contribuer « dans un esprit constructif » à la réussite de la réforme, tout en veillant à préserver la confiance des investisseurs et la stabilité du marché pétrolier malgache.
Cette prise de position intervient au moment où le gouvernement vient de réactiver le mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants, suspendu depuis avril 2026. Désormais, les tarifs du SP95, du gasoil et du pétrole lampant seront révisés chaque mois, avec une variation plafonnée à 200 ariary par litre pour limiter l’impact des fluctuations internationales.
Arh.




